Situation : Un petit garçon français frappe un Amérindien. Les Français veulent punir le petit garçon en le battant. L’extrait décrit la réaction des Amérindiens. Qui est le plus civilisé, qui réagit le mieux dans cette histoire ? 

Extrait : «On fait venir le petit garçon ; quand les Sauvages virent que c’était tout de bon qu’on dépouillait ce petit batteur de Sauvages et de tambour, et que les verges étaient toutes prêtes, ils commencèrent à prier qu’on lui pardonnât, alléguant que c’était un enfant, qu’ils n’avait point d’esprit, qu’il ne savait pas encore ce qu’il faisait ; mais comme on le voulait châtier à toute force, l’un d’eux se met tout nu, jette sa robe sur l’enfant, s’écriant à celui qui le voulait frapper: touche sur moi, si tu veux, mais tu ne le frapperas point. Voilà comme le pauvre petit s’évada.»

Adaptation : Les adultes français ont fait venir le petit garçon pour le préparer pour sa punition. Quand les Amérindiens ont vu que les adultes se préparaient à le frapper, les Amérindiens ont voulu qu’ils pardonnent au petit garçon. Les Autochtones ont dit que c’était un enfant, qu’il ne savait pas ce qu’il faisait. Cependant, les adultes voulaient vraiment le punir. Un des Amérindiens a enlevé son pagne et l’a mis sur le garçon. Il a crié qu’il prendrait la place du petit garçon. Le petit garçon en a profité pour s’échapper.

Source : Alain BEAULIEU, Convertir les fils de Caïn : Jésuites et Amérindiens nomades en Nouvelle-France, 1632-1642, Québec, Nuit Blanche, 1990, p.72

 

 

Source:
Alain BEAULIEU. Convertir les fils de Caïn : Jésuites et Amérindiens nomades en Nouvelle-France, 1632-1642, Québec, Nuit Blanche, 1990, p.72

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