La situation des femmes 

En 1905, les femmes étaient considérées comme des personnes mineures. Elles n’avaient pas le droit de vote et elles n’avaient pas le droit de se présenter aux élections. Les femmes célibataires* et les veuves* pouvaient être propriétaires jusqu’à leur mariage. Dès qu’elles se mariaient, les femmes donnaient plusieurs de leurs droits à leur mari. La plupart des politiciens, journalistes et personnalités religieuses pensaient que la place des femmes était à la maison à s’occuper de la famille.

Le droit de vote

À partir de la fin du 19e siècle, plusieurs organisations se sont créées pour demander plus de droits pour les femmes, comme le droit de vote. Par exemple, le Montreal Council for Women et la Montreal Suffrage Association ont été fondés par des anglophones. En 1907, Marie-Gérin Lajoie et Caroline Béique ont fondé la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste pour réclamer plus de droits pour les femmes, l’accès à l’éducation supérieure et le droit de vote. Thérèse Casgrain était aussi une militante* active. Elle était présidente de la Ligue des droits de la femme pendant 14 ans et elle tentait de convaincre l’Église de changer sa vision sur le droit de vote des femmes.

Les femmes du Manitoba ont été les premières Canadiennes à obtenir le droit de vote en 1916. Les Canadiennes ont obtenu ce même droit aux élections fédérales en 1918. Les femmes ont obtenu le droit de vote aux élections provinciales du Québec qu’en 1940.

* célibataire : personne qui n’est pas mariée
* veuve : femme qui n’a plus de mari parce qu’il est mort
* militante : personne qui défend les droits d’une personne ou d’un groupe

Piste d’enseignement FLS :
– collectif (la plupart)

Auteur : Service national du Récit de l’univers social

Traces du passé :

Anglais if available (si disponible)