En 1905, les arts n’étaient pas encore très développés au Québec. La radio et la télévision n’existaient pas encore. La culture était souvent partagée par des moyens traditionnels. Les gens se réunissaient pour chanter des chansons et pour raconter des histoires ou des légendes. Les livres n’étaient pas très répandus parce que la plupart des gens ne savaient pas lire.

Musique

Jusqu’au début du 20e siècle, les Québécois connaissaient et chantaient surtout des chansons traditionnelles, c’est-à-dire des chansons dont on ne connaissait pas vraiment les auteurs. La chanson « À la claire fontaine » est une des chansons traditionnelles les plus connues au Québec. La musique traditionnelle du Québec était aussi influencée par la musique celtique et la gigue* d’Irlande. Les soirées de danse étaient très populaires à cette époque. Les gens se réunissaient pour chanter et danser.

Les arts Quebec vers 1905 : http://primaire.recitus.qc.ca/sujets/10/langue-culture-et-religion/3785

Dans les années 1930, Mary Travers, qu’on appelait la Bolduc, est devenue très populaire. Elle chantait des chansons qui parlaient de la réalité vécue par les Canadiens français. Elle enregistrait plusieurs disques. Pour une des premières fois, une auteure était reconnue pour ses chansons. Plusieurs autres artistes canadiens-français suivaient son exemple et la chanson québécoise s’est développée rapidement à partir de cette époque.

Littérature et théâtre

Le développement de la littérature et le théâtre a ressemblé à celui de la musique. Les premières productions québécoises ont débuté à la fin du 19e siècle. Avant cela, les gens lisaient surtout des livres de France. Les livres écrits au Québec copiaient souvent le style français. Émile Nelligan (1879-1941) est un des premiers poètes du Québec qui a été reconnu internationalement* à parler de la réalité québécoise. Le roman québécois, intitulé « Maria Chapdelaine », est devenu très célèbre. Il a été écrit par le français Louis Hémon (1880-1913). Ce roman racontait l’histoire de Canadiens français qui vivaient dans la région du lac Saint-Jean. Il sera vendu partout à travers le monde, traduit en plusieurs langues et adapté au cinéma plusieurs fois. 

Par la suite, des auteurs canadiens-français ont commencé à s’intéresser au Québec. Par exemple, Claude-Henri Grignon (1894-1976) a publié « Un homme et son péché » en 1933, un autre roman très populaire. Il parlait de la vie dans les campagnes du Québec.

* gigue : sorte de danse où l’on bouge rapidement les jambes
* internationalement : partout dans le monde

Piste d’enseignement FLS :

– utilisation de mots collectifs (la plupart, la majorité)

Auteur : Service national du Récit de l’univers social

See also – Traces of the past:

Anglais if available (si disponible)