En 1905, Montréal connaissait une importante activité portuaire*. Le port de Montréal était la porte d’entrée des immigrants* et des touristes. Il était important pour le commerce, le courrier et les produits qui arrivaient de partout à travers le monde. Le port était aussi l’endroit où passaient les céréales cultivées dans l’ouest du pays. Le canal de Lachine était encore très utilisé pour envoyer les grains jusqu’au port, pour ensuite les embarquer sur un bateau. C’était encore le moyen le plus économique.

Le bateau est un moyen de transport qui a évolué au fil des ans. En 1905, l’utilisation des bateaux à vapeur permettait d’envoyer les marchandises et le courrier plus rapidement. Les immigrants* faisaient aussi la traversée de l’Europe vers le Canada sur ce type de bateau. Il pouvait naviguer contre les courants et le vent. Imagine! Un bateau à voile, qui avait besoin du vent pour se déplacer, avait besoin de trois semaines pour faire le trajet Montréal-Québec, tandis que le bateau à vapeur, qui était plus fiable et aussi plus rapide, faisait le trajet en une vingtaine d’heures. Ce temps gagné profitait au développement économique de la province.

Toutefois, durant l’hiver, le port de Montréal n’était pas accessible puisque le fleuve était gelé. Le port fermait donc au moins quatre mois par année. Voilà pourquoi, au printemps, l’arrivée du premier bateau représentait le retour à la vie.

Mais, il n’y avait pas que les gros bateaux à vapeur qui naviguaient sur le Saint-Laurent. On retrouvait encore des bateaux à voile. Ils transportaient du foin ou du bois. Les marchands près de Montréal, Québec ou Trois-Rivières utilisaient les bateaux à voile pour aller vendre leurs produits dans les villes. Malgré le train et les nouveaux chemins, le fleuve restait un mode de communication très important. 

* portuaire : en lien avec les ports (bateau)
* immigrant : personne qui vient d’un autre pays (RECITUS)

Auteur : Service national du Récit de l’univers social

Anglais if available (si disponible)