Depuis la confédération de 1867, le gouvernement des provinces a la responsabilité de l’éducation. Au Québec, le gouvernement provincial laissait l’église catholique et protestante organiser les écoles. Il y avait donc un système scolaire pour les catholiques et un pour les protestants. Environ la moitié du personnel enseignant était des religieux ou des religieuses.

À cette époque, les enfants qui allaient à l’école commençaient leur première année vers l’âge de six ans. L’école primaire durait environ quatre ou cinq ans. Les enfants étaient donc nombreux à terminer l’école vers l’âge de 10 ou 11 ans.

À la campagne, les enfants fréquentaient l’école de rang. Elle ressemblait à une grande maison. Cette école servait à la fois de salle de classe et de maison pour l’institutrice*. Tous les enfants se regroupaient dans la même salle. L’institutrice* enseignait à tous les niveaux en même temps. Elle leur apprenait à lire, à écrire et à compter. Elle devait aussi accorder beaucoup de temps à l’enseignement religieux. Les enfants s’absentaient régulièrement de l’école pour aider aux travaux à la maison ou de la ferme. Très peu d’enfants poursuivaient leurs études après le cours primaire.

Dans les villes, il y avait des écoles primaires et des écoles d’arts et métiers, des académies commerciales, des collèges industriels, des écoles normales (pour les enseignants), des écoles ménagères (pour les filles), des collèges classiques et des universités. Les études supérieures étaient accessibles seulement aux plus riches, car l’éducation coûtait cher.

Jusqu’en 1943, l’école n’était pas obligatoire. Les enfants n’avaient pas le même accès à l’éducation, selon leur sexe, la richesse de leurs parents, l’endroit où ils habitaient (ville ou campagne) et leur religion.

* institutrice : personne qui enseigne dans une école primaire (enseignante)

Piste d’enseignement FLS :
– utilisation de la virgule (énumération)

Auteur : Service national du Récit de l’univers social

Traces du passé :

Anglais (If available)