Au début du 18e siècle*, la Nouvelle-France faisait du commerce triangulaire avec la France et les Antilles. Dans ce commerce, chaque partenaire (France, Nouvelle-France et Antilles) envoyait les produits en trop en échange d’autres produits. C’était la France qui dirigeait le commerce avec ses colonies. Ce type de commerce était efficace parce que les bateaux étaient toujours pleins de marchandises qu’ils transportaient d’un endroit à l’autre. 

Vers 1745, la fourrure était toujours le principal produit de la Nouvelle-France. Elle exportait aussi du blé lorsque les récoltes étaient bonnes. Elle le faisait aussi avec le bois et le poisson. 

La France exportait des produits fabriqués dans ses usines : vin, tissu, objets en métal, sel, vitres pour les fenêtres. Les Antilles exportaient du tabac, de la mélasse* et de l’alcool (rhum). 

Le port de Louisbourg, sur l’île Royale (île du Cap-Breton), était utilisé pour mettre des marchandises, car l’eau n’était jamais gelée, même en hiver. Grâce à ce port, la Nouvelle-France pouvait participer au commerce triangulaire toute l’année. Ceci lui a permis de développer son économie*.

* 18e siècle : 1700-1799.
* mélasse : sirop brun de sucre épais.
* économie : moyen de faire de l’argent pour une colonie ou un pays.

Auteur:  Léon Robichaud, texte mis à jour par le Service national du RÉCIT en univers social

 

Voir aussi:  Traces du passé:

Anglais (If available)