Nos villes n’avaient pas d’industries, sauf la construction navale (les bateaux) et les forges*. Dans les villes, on faisait du commerce, on gardait des marchandises, on fabriquait des objets et on fournissait des services.

À Québec et à Louisbourg, les marchands contrôlaient le grand commerce entre la France et les Antilles (colonie de la France). Ils avaient de grands bateaux et des entrepôts pour conserver la marchandise. Ils connaissaient aussi des gens dans les ports en France. 

À Montréal, c’était les marchands de fourrures qui étaient les plus importants. Ils habitaient dans une grande maison à deux étages avec une cave en pierre pour garder les fourrures et ce qu’ils échangeaient. Comme il y avait peu de marchands en campagne, les paysans venaient en ville pour vendre le blé et pour acheter des produits fabriqués en France. 

Les grands travaux pour construire un mur donnaient du travail aux tailleurs de pierre*, aux maçons* et à ceux qui voulaient travailler. À Montréal, le travail de la pierre s’est amélioré lorsque des maçons de Québec sont venus travailler sur le mur. Même si le mur était terminé, les marchands et les personnes importantes faisaient construire de grandes maisons en pierre. Ceci donnait du travail aux maçons et aux tailleurs de pierre.

Le travail du bois était aussi important. Charpentiers*, menuisiers, ébénistes et sculpteurs créaient et décoraient les maisons en pierre. Les bouchers, les boulangers, les traiteurs, les aubergistes et les cabaretiers vendaient de la nourriture, de la viande, du pain, du vin. Des centaines de soldats allaient souvent chez les cabaretiers pour boire un peu de vin. 

* forge : lieu où on fabrique des objets en métal.
*  tailleur de pierre : métier où on coupe la pierre avant de l’utiliser. 
* maçon : personne qui construit des murs.
*  charpentier, menuisier, ébéniste et sculpteur : personne qui travaille le bois.

Author: Léon Robichaud

 

Voir aussi:  Traces du passé:

Anglais (If available)