Texte adapté de l’original, sous licence CC BY-NC-SA 2.5 CA

Bonjour, je me nomme Anne Julien et je suis en route vers la Nouvelle-France avec plusieurs autres jeunes filles. La majorité de mes compagnes sont nées, comme moi, dans la région de Paris. Nous sommes pour la plupart des orphelines. Notre bon roi nous envoie dans la colonie pour nous marier. C’est pourquoi, on nous appelle les «Filles du roi». Il a payé les frais du voyage et nous a même offert une dot, une somme d’argent en cadeau de mariage.

Lorsque nous arriverons à Québec entre 1663 et 1673, les religieuses prendront soin de nous jusqu’au moment de notre mariage. Il y a tellement d’hommes qui ne sont pas mariés en Nouvelle-France. J’aurai beaucoup de choix. Jean Talon, l’intendant, veut augmenter le nombre de familles et d’enfants par ces mariages. […]

Me voici un an plus tard, j’ai épousé le brave Nicolas Choquette. Il est un ancien soldat qui est devenu un paysan. Je sais que le travail va être difficile, mais moi, je suis bien décidée à rester en Nouvelle-France et à fonder une grande famille. Nous sommes installé dans la seigneurie de Varennes et nous avons terminé la construction de notre première maison. Notre premier garçon vient de naître.

*orpheline : enfant qui a perdu son père et sa mère.
*seigneurie : lieu qui appartient à un seigneur.
 

Auteur:  Service national du Récit de l’univers social

 

See also – Traces of the past:

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