Au cœur du développement de la colonie

Tout le développement de la Nouvelle-France tournait autour du commerce des fourrures : les explorations, le peuplement, les premiers établissements, les échanges et les relations avec les Amérindiens. 

Pourquoi des fourrures?

Les Français voulaient des fourrures pour fabriquer des chapeaux en feutre, comme c’était la mode en Europe. Le feutre était fabriqué avec les poils du castor. En Europe, le castor avait tellement été chassé qu’il était en train de disparaître. Les Français aimaient mieux le castor chassé en hiver, car son poil était plus beau et plus doux. Lorsqu’un Amérindien avait porté la peau, c’était encore mieux. C’était ce qu’on appelle le castor gras d’hiver. La fourrure était la plus chère. D’autres animaux à fourrure étaient aussi recherchés comme les loutres, les martres et les renards. 

Un réseau d’échanges

Les Amérindiens fournissaient les fourrures aux Français. Ils chassaient les animaux. Au début, c’était les Premières Nations qui allaient rencontrer les coureurs des bois français dans les postes de traite de la Vallée du Saint-Laurent. Puis, les coureurs des bois ont été de plus en plus nombreux à se rendre directement chez les Amérindiens pour faire des échanges. 

Les Amérindiens faisaient du troc, c’est-à-dire qu’ils échangeaient des fourrures contre des produits européens. Les objets en métal étaient les préférés des Amérindiens : marmites pour faire à manger, couteaux et haches. Ils appréciaient aussi la laine* européenne, car elle protégeait contre le froid et séchait mieux après la pluie. Ce n’était pas le cas du cuir*

* laine : poil des moutons. 
* cuir: peau des animaux après avoir enlevé le poil. 

Auteur:  Service national du Récit de l’univers social

Author: Service national du Récit de l’univers social

 

Voir aussi – Traces du passé :

 

Anglais if available (si disponible)