Situation : Henri Raymond Casgrain est né en 1831 et est mort en 1904. Il a été historien, écrivain, critique littéraire et prêtre catholique. Il a écrit un poème sur la vie du coureur des bois. En quoi le mode de vie du coureur des bois ressemblait-il à celui des Amérindiens?

Extrait original:

Hymne au coureur des bois

De l’indien, j’ai l’insouciance,
L’ouie et l’intrépédité :
Pareil mépris de l’existence,
Pareil amour de la liberté

Il n’est pas un soufle, un murmure,
Pas un frémissement des bois,
Pas un seul bruit de la nature,
Que ne puisse imiter ma voix.

J’ai pour sceptre ma carabine,
Le dôme des cieux pour palais,
Pour tapis j’ai la mousse fine,
Pour trône, les monts, les forêts.

Lorsque l’ombre du soir arrive,
Je me fais un lit de sapin.
Couchés près de la flamme vive,
Je rêve et dors jusqu’au matin.

 

Adaptation de l’original:  

Hymne au coureur des bois
Comme l’Amérindien, rien ne m’inquiète
J’ai l’audition et le courage
La vie n’a pas d’importance
J’aime la liberté
Il n’y a pas un souffle, un murmure,
Un bruit dans la forêt,
Pas un seul bruit dans la nature,
Que je ne sois pas capable d’imiter.
Mon fusil me suit,
Mon château est le ciel,
Mon tapis est la mousse au sol,
Mon siège est les montagnes et les forêts
Lorsque le soir arrive,
Je me fais un lit de sapin.
Je me couche près du feu,
Je rêve et je dors

Auteur: 
Poème de H.R. Casgrain cité dans Nos Racines. #7. Montréal, Éditions T.L.M., 1979, p.139.

Anglais if available (si disponible)