À la suite de la Conquête, le commerce s’est déplacé de la France vers la Grande-Bretagne. Plusieurs grands marchands de Québec sont partis en France. Des marchands Anglais et Écossais, qui connaissaient les bonnes personnes dans leur pays, qui avaient de l’argent et du crédit, prenaient le contrôle du commerce du Bas-Canada.

En Gaspésie, Charles Robin, britannique d’origine française, contrôlait la pêche à la morue. De Québec au Saguenay, William Price était le roi de l’industrie forestière. À Montréal, McGill, Frobisher et McCord voyaient leur commerce des fourrures, autrefois très important, décliner rapidement. Sur la rivière des Outaouais, un Américain, nommé Philémon Wright, dominait l’industrie du bois.

Vidéo disponible en français sur : http://primaire.recitus.qc.ca/sujets/9/groupes-sociaux/3733

Une relève se dessinait aussi dans de nouveaux secteurs. John Molson était un brasseur de bière important. Le commerce de la farine se développait aussi avec John Fleming et plus tard Alexander Walker Ogilvie. Quelques francophones étaient aussi commerçants, tels que Augustin Cuvillier, un des fondateurs de la Banque de Montréal. En général, le commerce important était maintenant dirigé par les «Anglais».

Ainsi même s’ils étaient peu nombreux, les commerçants anglais avaient une très grande influence sur l’organisation de la colonie. C’étaient eux, par exemple, qui décidaient de la construction de routes, de l’aménagement de rivières et de la construction d’un canal pour contourner les rapides de Lachine.

* colonie : territoire possédé par un autre pays. Par exemple, la Nouvelle-France est la colonie de la France. (recitus)
* rapide : partie d’une rivière où il y a beaucoup de vagues

Auteur : Léon Robichaud | Version originale en français

See also – Traces of the past:

Anglais if available (si disponible)